RADICAL JEWISH CULTURE

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On revient pour vous parler d’une musique que j’affectionne particulièrement depuis mon adolescence : le klezmer. Quesako ? C’est une musique que la diaspora juive jouait dans l’est de l’Europe. On ressent facilement les nombreuses influences qui la composent quand on l’écoute, les Balkans surtout, et de la tristesse bien souvent . Dans cette playlist, ce sont les nouveaux tenants de cette musique que je tiens à vous présenter. Ils la font revivre de 1000 façons et si vous creusez un peu, vous vous apercevrez qu’il y en a encore plus.

On commence par Steven Bernstein, ancien des Lounge Lizards. Il nous montre ici comment la musique Klezmer peut très bien se mélanger avec la musique afro-cubaine. Celui-ci fait d’ailleurs partie d’un label que je ne saurais que trop vous recommander : Tzadik Records. Fondé par John Zorn dans les années 90, le label met en avant cette « Radical Jewish Culture » qui rythme l’underground new-yorkais depuis quelques décennies. C’est d’ailleurs ce même John Zorn que l’on retrouve dans la seconde track avec son groupe Masada. Il serait indécent de retracer les influences de Zorn et de son phalophone, mais notons simplement qu’il affectionne particulièrement Ornette Coleman et qu’il nous montre ici toute l’étendue de son amour. Les Koby Israelites font encore partie de ce même label – oui, je vous avais dit, il est génial ! Cette track n’est qu’une infime partie de leur album Dance of the idiots; mélange de métal, rock et de tout ce qui a un jour pu se jouer sur un instrument. Yom ensuite; mais vous avez déjà dû en entendre parler si vous vous intéressez à la musique Klezmer. Il reprend encore une fois à son compte tout le panel des émotions de cette musique, y saupoudrant un rythme insidieux qui se glisse tout au long de la chanson. Je vous conseille particulièrement l’album Unue avec Wang Lee : une clarinette, une guimbarde. On continue avec le Black Ox Orkestar. Après des passes dans des groupes aussi important pour le post-rock que Godspeed You! Black Emperor ou Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra, ces musiciens décidèrent de se regrouper pour redécouvrir leurs racines juive. Le son est assez traditionnelle pour le coup. Les chants sont en Yiddish et le tout donne une atmosphère élégante et dramatique. On termine la playlist avec deux titres plus classiques pour remonter aux - potentiels -  racines de cette musique et de ces mouvements. Naftule Brandwein fût l’un des importateurs du Klezmer aux États-Unis dans les années 20. Il fût consacré « King Of Klezmer Music » par ce nouveau continent et constitue peut-être un base pour tous les musiciens pré-cités, eux aussi américains.

Vous l’aurez compris, le klezmer a 1000 facettes. Il pourrait se caractériser par sa capacité à incorporer de nombreux styles sans jamais ne rien enlever à son authenticité. Encore une fois : un bruit du fond des âges. Mais un bruit qui se jette en miroir et nous parle de nous.

 

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